mercredi 2 avril 2014

Avec le service diocésain de la Pastorale liturgique

« Réfléchir à l’accueil des parents »


Que faut-il privilégier dans l’accueil de la demande et dans les rencontres de préparation au baptême des petits enfants ? Comment faire de ce temps de dialogue entre l’Eglise et les nouvelles générations de parents un temps privilégié pour accéder au cœur de la foi ? C’est à ces questions que le père Bernard Chataignier, vicaire épiscopal à Poitiers, a répondu lors de la journée diocésaine sur la préparation des familles au baptême des petits enfants du 1er février 2014 à la Maison diocésaine de Saintes. Cette proposition du service diocésain de la Pastorale liturgique s’adressait aux membres des équipes de préparation au baptême des petits enfants, ainsi qu’aux prêtres et aux diacres. 

Crédit photos © hallowedland - Fotolia.com 

lundi 6 août 2012

Pour mieux préparer l’ « après » baptême (Rochefort)


Les propositions des paroissiens de Rochefort-sur-Mer…

« Organiser des pots d’accueil pour les familles de baptisés »

• Organiser des pots d’accueil pour les familles de baptisés.

• Inviter les familles des enfants baptisés dans l’année à une messe dominicale (avec un pot d’accueil à la sortie de la célébration). Cela permettrait un début de suivi.

• Clarifier le sens de l’offrande, du don (quête lors des messes, denier de l’Eglise) nécessaire à la vie de l’Eglise.

• Si les familles acceptent, leur envoyer, par mail, des invitations aux temps forts de la paroisse (éveil à la foi, célébrations particulières, PIM, etc.)

Pour mieux célébrer le baptême (Rochefort)

Les propositions des paroissiens de Rochefort-sur-Mer…

« Organiser 2 ou 3 fois dans l’année une belle messe dédiée aux baptêmes »

• Organiser 2 ou 3 fois dans l’année une belle messe « spéciale baptême ». Il faudrait qu’une équipe liturgique spéciale (regroupant des animateurs qui préparent au baptême) prépare cette célébration.

• Célébrer le baptême pendant une messe dominicale, car cela fait signe.

• Qu’un membre de la communauté soit systématiquement présent pour pouvoir signer l’enfant sur le front au début de la célébration.

Pour mieux accueillir les baptisés (Rochefort)


Les propositions des paroissiens de Rochefort-sur-Mer…

« Présenter les futurs baptisés devant toute la communauté»

• Organiser des pots d’accueil pour les familles des baptisés.

• Faire en sorte que des couples de la paroisse se proposent pour accueillir, lors d’un dîner convivial, les familles demandant le baptême de leur enfant.

• Remettre une croix et/ou un Nouveau Testament au futur baptisé.

• Inviter les familles à une messe quelques semaines avant la célébration du baptême. Pour (re)découvrir la liturgie, rencontrer les paroissiens...

• Une équipe pourrait soutenir les familles par la prière.

• Présenter les futurs baptisés devant toute la communauté... 

Pour mieux préparer le baptême (Rochefort)

Les propositions des paroissiens de Rochefort-sur-Mer…

« Mieux former les animateurs en élaborant un livret»

• Etoffer les équipes d’accompagnateurs au baptême.

• Mieux former les animateurs en élaborant un livret contenant les différents points essentiels à aborder lors des rencontres. Ce livret aiderait à répondre aux questions les plus classiques.

• Regarder ce que proposent les moteurs de recherche lorsque l’on tape « baptême » sur internet. Certaines familles sont certainement influencées par ce qu’elles lisent. Il faut pouvoir préciser les choses en cas d’informations erronées.

• Organiser davantage de rencontres de préparation au baptême : une avec le prêtre qui célébrera ; une soirée-projection du DVD du diocèse « A la rencontre de Jésus-Christ » avec partage et débat sur le film ; une rencontre de la famille chez elle ; une rencontre à plusieurs familles, animée par une couple de paroissiens…

• Organiser au moins 2 soirées de préparation : une pour parler de Dieu, de l’Eglise ; l’autre de la célébration du baptême (avec explication du déroulé de la célébration et des gestes)

• Proposer des réunions en soirée, mais aussi le dimanche après-midi.

• Proposer une rencontre (à Notre-Dame ?) avec procession derrière le cierge pascal allumé avec un temps de Parole. Ensuite, en salle de réunion, reprendre les différentes étapes de cet itinéraire.

Les propositions des paroissiens de Surgères

« Reprendre contact avec les familles des nouveaux baptisés »

Suite à des expériences concluantes lancées au printemps 2012 : 

• Former des laïcs au fondement du sacrement du baptême avant de commencer des visites des parents du futur baptisés à leur domicile par équipes de deux personnes, l'une des deux étant un relais sur la commune où habitent les parents. Organiser ensuite une relecture de ces visites.

• Accueillir chaleureusement les couples de parents tant au téléphone que lors de la rencontre à leur domicile.

• Accueillir les familles le jour du baptême. Et pourquoi ne pas participer à la célébration du baptême après la messe ? Si cela n’est pas possible, téléphoner ou envoyer un courriel dans les jours qui précèdent le baptême pour leur dire notre joie d’accueillir leur enfant dans la communauté chrétienne.

• Reprendre contact avec ces familles pour leur faire part des évènements importants de la paroisse : grandes fêtes religieuses, journée de rentrée de la paroisse, célébrations religieuses dans l’église de la commune…

• Reprendre contact avec ces familles pour inviter les enfants qui sont en âge du caté ou de l’éveil à la foi à participer aux rencontres.
 
• En décembre, ces familles sont revisitées. On leur apporte la lumière et le message de Noël. Dans le cas de familles socialement fragiles, plusieurs visites sont sans doute nécessaires avant et après le baptême.

Les propositions des paroissiens de la presqu’ile d’Arvert

« Prévoir une fête des baptisés »

• Etoffer les équipes de préparation au baptême en impliquant davantage la communauté chrétienne.

• Proposer aux parents des futurs baptisés qui sont en demande d’approfondissement de rejoindre les parents de l’éveil à la foi, ou de la catéchèse familiale.

• Bien expliquer le rite du baptême et sa signification symbolique.

• Favoriser les baptêmes pendant la messe du dimanche. Et faire en sorte que la communauté chrétienne se réjouisse de la venue de nouveaux arrivants.

• Soigner l’accueil des baptisés et des parents dans la communauté chrétienne (places réservées, chants adaptés, gestes marquant notre joie…)

• Prévoir une fête des baptisés à date fixe, comme un des temps forts de l’année. Fête qui impliquerait plusieurs services d’Eglise.

• Accompagner les parents dans leur cheminement spirituel entre le moment où leur enfant a été baptisé et le moment où il va commencer l'éveil à la foi.

Les paroissiens de Jonzac, Archiac, Saint-Genis et Mirambeau (sud 17)

« Utiliser le photolangage avec les parents »

Quelques propositions suite à des expériences concluantes :

• Le photolangage peut faciliter l’expression des parents des futurs baptisés à partir d’une image. Cette méthode peut les aider à bien comprendre la symbolique des gestes qui ancre la foi dans le quotidien.

• Visiter les parents avant le baptême : une personne (prêtre ou accompagnateur) visite chaque famille avant le baptême, à la maison de préférence. C’est un moment privilégié de dialogue qui permet de mieux connaître les parents, leur histoire, leur vie et leurs aspirations.

• Lors de la visite, le cierge de baptême peut être confié à la famille pour qu’elle le décore. Elle l’apportera ensuite à la célébration.

• S’il y a des plus grands enfants dans la famille, un livret sur le baptême, adapté à l'âge peut être donné aux enfants  pour se préparer au baptême de leur frère ou sœur qui sera baptisé.

• Retenir et noter le nom de telle ou telle famille à recontacter, et transmettre ce nom pour l’éveil à la foi ou tout autre démarche d’approfondissement de la foi, tant pour les parents que pour l’enfant.

• La fête des baptisés pratiquée ici ou là est un moyen de garder le contact et de continuer d’une manière simple l’annonce de la foi.

samedi 3 mars 2012

« Réfléchir avec les parents au sens du baptême 3 mois avant la célébration »

Secteur pastoral de Saint-Jean-d’Angély – Loulay

« Réfléchir avec les parents au sens du baptême 3 mois avant la célébration »

- Le secteur pastoral propose aux parents qui veulent faire baptiser leur enfant de réfléchir au sens de ce sacrement 3 mois avant la date souhaitée pour la célébration.
Après leur avoir expliqué le sens de ce sacrement, ainsi que la valeur de leur engagement, les paroissiens demandent aux parents d’écrire une petite lettre à l’enfant afin de lui dire le pourquoi de cet engagement dans le baptême.
- Une conviction : le temps de la préparation au baptême est un temps excellent d’ouverture, de partage, de connaissance avec les couples. 

« Visiter les familles des bébés baptisés dans l’année »

La communauté du Chemin neuf de l’abbaye de Sablonceaux

« Visiter les familles des bébés baptisés dans l’année »
          
Proposer, comme durant l’Avent 2011 :
Une visite aux familles des bébés baptisés dans l’année.

mercredi 29 février 2012

Le mot de Mgr Housset

"Ecouter la Parole du Père"


Notre démarche diocésaine Baptises, semeurs d’Evangile est fondée sur les trois sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation, l’eucharistie. Des fiches de méditation de textes bibliques ayant trait au baptême sont proposées pour ce Carême 2012, comme l’an dernier, celles sur des paraboles du Christ au sujet de la semence. En lien avec ces fiches spirituelles, je rappelle le cœur de notre foi chrétienne catholique sur le premier des sacrements.

Ecouter la parole du Père

Le baptême, comme l’écrit Saint Paul, est "un bain d’eau qu’une parole accompagne" (Ephé 5,26). En effet, rien de véritablement humain ne se réalise sans parole. C’est la parole qui exprime le fond de nos pensées et nos relations avec les autres, qui donne sens à nos décisions et à nos actions. A fortiori, rien de véritablement humano-divin ne se réalise sans la Parole de Dieu.

Et c’est ce qui se passe à chaque baptême. C’est d’abord la parole des personnes qui accompagnent, soit les parents du bébé qui va être baptisé, soit le jeune ou l’adulte qui se prépare à ce premie sacrement de l’initiation chrétienne.

Un initiateur ou un "entraineur" est nécessaire. Durant ce parcours, de nombreuses paroles sont échangées qui permettent aux uns de découvrir leur démarche, aux autres d’approfondir leur foi. Car le baptême est "le sacrement de la foi". Ainsi, le diacre Philippe, sur la route de Gaza, répond-il à la demande de l’Ethiopien : "Comment pourrais-je comprendre s’il n’y a personne pour me guider ?" (Ac 8, 31). Cette parole, c’est ensuite celle du prêtre ou du diacre qui baptise.

Après avoir mentionné le prénom du baptisé (chacun est unique !), il verse de l’eau sur sa tête (il peut aussi baptiser par immersion), en disant : "Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit." Telle est d’ailleurs la conclusion de l’Evangile selon saint Matthieu : "Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" (Mt 28,19).

Cette parole, c’est surtout celle du Père qui a été entendue lors du baptême de Jésus. La différence entre celui-ci et le nôtre est essentielle.

 Le Christ est Dieu depuis toujours. S’il demande à Jean-Baptiste une ablution d’eau, c’est pour manifester sa solidarité avec les pécheurs que nous sommes. Et c’est à ce moment là que Dieu son Père exprime son unité avec Lui en révélant son identité de Fils éternel.
Nous, nous sommes pécheurs, le bain du baptême nous pardonne nos péchés et nous fait participer à la vie du Fils. Grâce à Lui, nous devenons réellement fils de Dieu et frères du Christ.

Les paroles que le Père a prononcées sur Jésus, il les prononce sur chaque baptisé. C’est audacieux de le dire. Jean-Paul II a cette audace, dans son exhortation sur "les fidèles laïcs du Christ" : "Au sortir des eaux des fonts baptismaux, chaque chrétien entend à nouveau la voix qui fut entendue un jour sur les rives du Jourdain : "Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur" (Luc 3,22).

Avons-nous vraiment conscience de cette transformation inouïe que réalise le premier des sacrements ? Fils d’un homme et d’une femme, je suis devenu pour toujours fils de Dieu. Ma vie simplement humaine participe à la vie humano-divine du Christ. Lui, Dieu éternel, est devenu homme pour m’associer à la vie trinitaire.
Moi, simple humain, je deviens semblable au Christ, fils dans le Fils. Je suis christifié ou divinisé pour recevoir la plénitude de mon humanité.

Je deviens ce que je suis appelé à être depuis toujours : "Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ... nous a choisis en Lui avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l’amour" (Ephé 1, 3-4).

Quand des parents ont conscience de cette splendeur de la vie christique réalisée par le baptême, pourquoi en priveraient-ils leur enfant ? Celui-ci, devenu grand, pourra la refuser (Dieu ne s’impose jamais).
Mais il ne pourra pas reprocher à ses parents de lui avoir donné ce qu’ils estiment être "la meilleure part" (Luc 10, 42), celle de Marie qui écoute la Parole de Dieu et est divinement transformée par elle.

Naitre de l’eau et de l’esprit

A Nicodème, notable juif en recherche spirituelle, Jésus affirme : "Nul, s’il ne nait d’eau et d’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu" (Jn 3,5). Et à la Samaritaine, qu’il rencontre au bord d’un puits, il précise : "Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : "Donne-moi à boire", c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive." (Jn 4, 10).

L’eau, dans la tradition biblique, revêt plusieurs significations.

Elle est à la fois symbole de vie, de purification et de mort. Ainsi, le passage de la mer Rouge permet au peuple d’Israël d’être libéré de l’esclavage d’Egypte et d’entrer dans la nouvelle vie de la Terre Promise.
Baptiser signifie plonger ou immerger. En étant plongé dans l’eau, fécondée par la présence de l’Esprit-Saint, le baptisé est uni, assimilé à la mort du Christ puis à sa vie éternelle de Ressuscité.

"Baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec Lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle." (Rm 6, 3-4).

Le rite de l’immersion, pratiqué dans les baptistères anciens (par exemple celui de Poitiers qui date de la moitié du IVème siècle), est plus expressif que le simple fait de verser de l’eau sur la tête. Le baptisé descendait quelques marches pour traverser l’eau et remontait de l’autre côté. Ainsi était bien mis en valeur que le baptême unit au mystère de la mort puis de la Résurrection du Seigneur Jésus.

C’est l’action de l’Esprit-Saint qui donne à ce rite toute sa fécondité. Sans Lui, ce serait une simple ablution d’eau. Grâce à Lui, le baptisé est réellement purifié de ses péchés, à commencer par le péché fondamental ou originel qui considère Dieu comme un rival.
Et le baptisé vit de la vie nouvelle et définitive du Christ qui répond à ses attentes les plus profondes, les plus vitales. 

Mais il faut du temps - celui de l’existence actuelle - pour que cette transformation soit réalisée. Par l’Esprit qui l’unit au Christ vivant, le baptisé est aussi uni à son Corps qui est l’Eglise. Le Christ est la Tête, les baptisés sont ses membres multiples. On ne peut pas être uni au Christ sans être uni à l’Eglise.

Celle-ci est ce peuple singulier, issu de toutes les nations et cultures, personne ne pouvant lui être étranger. Ce peuple nait de la communion du Père, du Fils et de l’Esprit. Et il est formé pour témoigner visiblement de cette communion (l’inverse du péché !) que la Trinité veut établir avec toute l’humanité ainsi qu’entre les humains.

Par l’Esprit-Saint aussi et en Eglise, les baptisés participent à la triple fonction du Christ Prêtre, Prophète et Roi. Ils sont prêtres, c’est-à-dire offrent au Père leurs personnes et leurs activités, en s’unissant au sacrifice du Christ. Ils sont prophètes, en dénonçant courageusement le mal et en annonçant la Bonne Nouvelle de l’Evangile dans toute leur vie quotidienne. Ils sont rois en servant la construction du Royaume de Dieu dans notre société et en participant à la réalisation de la communion trinitaire entre les humains.

Plus les baptisés vivent leur baptême, plus ils deviennent responsables de la vie de l’Eglise et de sa mission dans notre monde. La fécondité de l’eau animée par l’Esprit est sans limites jusqu’au moment où "Dieu sera tout en tous".

Accueillir la lumière du Fils

La guérison par le Christ de l’aveugle (Jn 9) est éminemment symbolique, comme tout signe miraculeux réalisé par Lui.

Préalablement, Il a osé se présenter comme étant "La Lumière du monde". "Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie" (Jn 8, 12).

Par le baptême, les chrétiens sont précisément unis au Christ pour être éclairés de sa lumière sur eux-mêmes, leur vie, l’avenir et Dieu.

Les catéchumènes adultes, dans un parcours et leurs lettres si riches d’expressions de foi, qui suscitent la plupart du temps mon admiration, utilisent diverses comparaisons dont celle du vitrail.

Avant de répondre à l’appel de l’Esprit, qui s’est adressé à eux souvent de façon inattendue, la compréhension qu’ils ont de leur existence est comme celle d’un vitrail vu de l’extérieur. Ils voient des couleurs, des formes, mais ils ne saisissent pas la cohérence de l’ensemble.
Au fur et à mesure que leur relation au Christ prend consistance, grâce à leur groupe d’accompagnement, le vitrail de leur existence découvert de l’intérieur prend forme, on peut presque dire, prend vie.

Une telle transformation décisive est déjà notée par Saint Pierre : "Vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière" (I Pi 2,9).

Ce n’est pas sans raison que des Eglises d’Orient appellent le baptême "illumination". Le regard du baptisé est, en effet, peu à peu transfiguré par cette lumière du Christ. Il se voit lui-même, il voit les autres et il voit le monde peu à peu du regard même du Christ. Les saints y parviennent dès ici-bas. Nous, nous sommes en chemin, en nous laissant encore aveugler par les ténèbres du péché ou de l’erreur.

Mais cette illumination progressive ouvre à la confiance en soi, dans les autres et en Dieu. Et elle fait vivre de plus en plus dans la paix intérieure et l’espérance. Elle permet de discerner le bon côté de chacun, la progression du Royaume dans notre monde malgré les apparences contraires. Cette lumière qu’est le Christ permet aussi de ne pas douter de Dieu, de ne pas se décourager devant les difficultés présentes et les assauts répétés du Mal.

J’ai été très frappé par l’appréciation que deux prêtres haïtiens, vivant dans notre diocèse, m’ont apportée au retour de leur visite dans leurs familles, quelques mois après le tragique tremblement de terre de janvier 2010 : "les Haïtiens n’accusent pas Dieu." La foi chrétienne, lorsqu’elle est bien vécue, sait situer Dieu dans sa vérité avec justesse.

L’oraison finale d’une messe de l’Avent demande à Dieu de nous "apprendre le vrai sens des choses de ce monde et l’amour des biens éternels". Nous y parvenons en nous laissant illuminer par la lumière du Christ, reçue au baptême.

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes

jeudi 23 février 2012

Message audio de Mgr Housset

« Profiter de la célébration du baptême des petits enfants pour que les jeunes parents accèdent au cœur de la foi »

Ce message audio détaille et complète le précédent message vidéo. 

Cliquez sur le lien en dessous de la photo.
Durée : environ 10 mn.




Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes.
http://www.rcf.fr/sites/default/files/diffusions/RCF17/RCF17_EVEQUE_20120211_1150.mp3
Photo : Service communication, diocèse 17.

Réalisation : RCF 17 (podcast).

Découvrez les fiches spirituelles de ce Carême 2012


Ces fiches portent sur le thème du Baptême.
Nous mettons à votre disposition les 3 textes ainsi que le mot
de notre évêque, Mgr Bernard Housset. Cliquez sur les liens ci-dessous.


Le mot de Mgr Housset

Le Baptême : La Parole

Le Baptême : L’Eau



Le Baptême : La Lumière

mardi 2 août 2011

Notre démarche diocésaine a mûri spirituellement

Notre démarche diocésaine a mûri spirituellement par la méditation de trois paraboles évangéliques sur la semence durant le Carême et/ou le temps pascal. Elle a bénéficié d’une préparation soignée, grâce à tous ceux et celles qui y ont contribué et dont le travail a été coordonné par notre comité de pilotage diocésain.

Elle a été publiquement lancée durant une belle célébration de la Parole  de Dieu, en fin d’après-midi de l’Ascension. Elle va maintenant prendre son essor dans nos paroisses et doyennés, mouvements et services, établissements catholiques d’enseignement et groupes divers. Nous sommes à pied d’œuvre, en sachant que c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Au fur et à mesure de notre marche, nous allons prendre conscience de dynamismes réels, nous heurter à des obstacles imprévus, ressentir des appels nouveaux de l’Esprit Saint, tout en lui demandant de féconder nos actions et d’étoffer notre communion diocésaine. Pour l’instant, répondons à quelques questions.

Combien de temps durera la démarche ?

Au moins trois ans. Pour qu’elle s’enracine dans chacun des trois sacrements d’initiation : baptême, confirmation, eucharistie. Et pour que les six chantiers soient réalisés de manière solide et non pas superficielle.

L’intérêt des groupes qui ont "parlé la Parole", c’est-à-dire ont médité des textes bibliques montre que les catholiques sont de plus en plus poussés à prendre appui sur la Parole de Dieu.

Comme l’écrit Benoit XVI dans son exhortation Verbum Domini, « l’Eglise est fondée sur la Parole de Dieu ; elle en naît et en vit. Tout au long de son histoire, le peuple de Dieu a toujours trouvé en elle sa force et, aujourd’hui encore, la communauté ecclésiale grandit dans l’écoute, dans la célébration et dans l’étude de la Parole de Dieu ».

Certains n’ont pas hésité à inviter à ces groupes des personnes qui ne sont pas pratiquantes de l’Eucharistie. Elles ont manifesté un réel intérêt pour ce partage de la Parole. Pourquoi ne pas renouveler ces invitations et les ouvrir à d’autres personnes, pour méditer les nouvelles fiches qui vont être proposées sur le baptême ?

Trois ans ne seront pas de trop. Il faut du temps à chacun de nous pour découvrir et goûter la Parole de Dieu. Il faut de la persévérance pour qu’elle germe dans la bonne terre (cf. évangile du 15ème dimanche). Il faut de la patience pour ne pas arracher l’ivraie avant le temps prévu (cf. évangile du 16ème dimanche). Respectons les rythmes de croissance du Corps du Christ.

Est-ce que six chantiers, ce n’est pas trop compliqué ?

Certains peuvent avoir cette impression en feuilletant la brochure qui les présente. Mais nous voulons que le plus possible de catholiques se laissent ensemencer par l’Evangile pour le semer autour d’eux.
Un seul chantier n’est donc pas suffisant pour que chacun s’y engage avec joie et intérêt. Il en faut pour tous les goûts.

D’autant que notre société est pluraliste dans tous les domaines, les gens sont de plus en plus habitués à choisir. La pédagogie du choix s’est généralisée. C’est par une action choisie librement que l’on grandit en responsabilité et que l’on prend confiance en soi. Pourquoi n’en serait-il pas de même dans l’Eglise ?

Si le chantier est imposé d’en haut, de manière centralisée, le nombre de personnes qui y participeront sera restreint. Si le chantier est choisi librement, davantage y contribueront de manière responsable.

L’histoire de l’Eglise montre que, chaque fois qu’elle a succombé au centralisme, c’est au détriment de sa vitalité. Par contre, quand l’autorité fait confiance aux initiatives multiples, les membres du Corps ecclésial font preuve de dynamisme apostolique.

Plus il y aura d’initiatives dans la réalisation des chantiers, plus l’objectif de la démarche diocésaine sera atteint. Le rôle de ceux et celles qui assurent une responsabilité de gouvernance dans les lieux et groupes d’Eglise et dans le comité de pilotage diocésain est d’assurer une coordination et une régulation des constructions des chantiers. Ainsi, par exemple, pourra-t-il y avoir, pour deux chantiers choisis la même année, un laissé à la libre initiative et l’autre commun à la paroisse, au doyenné, au mouvement ou au service.

Tous les baptisés sont-ils capables d’être semeurs d’Evangile ?

A cette question, notre foi nous fait répondre oui, sans aucun doute. Malgré des apparences contraires. Car le baptême, comme le rappelle Jean-Paul II dans son exhortation "Les fidèles du Christ laïcs", « nous fait naître à la vie d’enfants de Dieu, il nous unit à Jésus-Christ et à son Corps qui est l’Eglise, il nous confère l’onction dans l’Esprit-Saint en faisant de nous des temples spirituels » (n°10).

Certes, un certain nombre de baptisés ne veulent pas prendre au sérieux le sacrement qu’ils ont reçu à leur naissance ou quelques années plus tard. Mais tous ceux qui le désirent ont la capacité d’être responsables d’initiatives pour être missionnaires. A condition qu’on leur fasse confiance et qu’on leur en donne les moyens, par une formation adaptée. Nier la responsabilité possible des baptisés, c’est nier le don de Dieu. Car celui-ci est toujours une tâche à accomplir.

Bien entendu, nous sommes tous tentés par la force d’inertie. Dans l’Eglise comme dans la société.
Le père Bruno Chenu le constate avec humour, dans son livre "L’urgence prophétique", en reprenant une citation de Paul : « Maintenant ces trois réalités demeurent la foi, l’espérance et la charité mais la plus grande des trois, c’est le statu quo » (p.153).

Mais l’Esprit-Saint est plus fort que nos inerties. Il peut transformer « des pierres en enfants d’Abraham » (cf Mt 3,9). Il peut nous transfigurer pour que nous devenions, jour après jour, de véritables semeurs d’Evangile en nous et autour de nous. Que cette conviction nous anime en cette première étape de notre démarche.

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes

jeudi 2 juin 2011

Quelle préparation spirituelle pour la démarche ?

Après des mois de préparation soignée et avant le lancement officiel de notre démarche diocésaine, les catholiques qui l’ont voulu, s’y sont préparés spirituellement. 500 groupes environ ont médité trois paraboles évangéliques de la semence, selon un schéma préparé par le service diocésain de l’animation spirituelle.

Ce service a proposé aux animateurs de groupes de lui renvoyer une feuille d’évaluation. Une cinquantaine, à ce jour, l’ont fait. C’est une proportion importante, qui montre qu’un tel partage de
la Parole de Dieu a suscité un réel intérêt.

Je vous livre les appréciations de quelques groupes, disposées selon le plan proposé :

Un appel pour notre communauté

« Recevoir la semence et la transmettre aux autres en espérant que ça portera du fruit un jour. »

« Se sentir responsables de l’évangélisation dans tous les milieux de vie qui sont les nôtres. Après un temps d’enfouissement, ne pas craindre de se rendre visibles. Ne pas se dérober à ceux qui cherchent des témoins... Le terreau où germe la graine est aussi ce qui a pourri, ce qui s’est décomposé.
Nos échecs, nos renoncements, notre histoire, souvent chaotique, constituent ce terreau. Rester confiants en la cohérence de la Promesse divine. »

« Oser appeler, oser demander pour inciter les uns ou les autres à s’impliquer (voisins, famille). »

« Ces paraboles nous invitent à avoir foi dans le Semeur, en la puissance de sa seule Parole ... Si nous voulons être missionnaires, il nous faut d’abord consentir à nous laisser ensemencer nous-mêmes. »

« Que notre communauté, le secteur, suscitent des moyens concrets et adaptés pour que les nouveaux baptisés se sentent bien dans la famille qu’est l’Eglise. »

« Un appel à semer auprès des jeunes générations. »

 
Un appel pour notre Eglise diocésaine

« Trouver en chacun de nous la bonne terre. »

« Nous nous apercevons que nous ne sommes pas "ouverts" sur l’Eglise diocésaine. Faisons un effort dans la communication pour savoir ce qui existe ailleurs : Maisons d’Evangile, Jeudis de Burie, Glorious, etc. Participons davantage aux rencontres diocésaines proposées. »

« Nous avons à faire des efforts pour travailler ensemble dans nos paroisses. L’unité dans la diversité. »

« Oser mettre en priorité la Parole de Dieu. »

« Que notre Eglise soit proche de tout homme, en particulier des plus petits. Qu’elle soit inventive dans la communication entre tous. »

« Une sépulture chrétienne, en rural surtout, amène beaucoup de monde à l’église. Nous avons comparé cette assemblée à un champ avec du bon grain et de l’ivraie. Nous devons nourrir le tout avec plus de soin que jamais et laisser Dieu essayer de transformer quelque ivraie en bon grain. »

« Qu’elle nous propose toujours des rencontres (pèlerinages, actions) où nous grandissons ensemble. »
Une prière d’action de grâce ou de demande


« Merci au diocèse de nous permettre de réfléchir ensemble à la Parole de Jésus. »

« Pendant 1h30, nous sommes sortis de notre isolement pour qu’ensemble, éclairés par l’Esprit, nous puissions nous convaincre de l’importance des semailles. Celui que ne sème pas est vide d’espérance. Celui qui sème n’est pas assuré des récoltes mais il peut être porté par l’espérance. »

« Transformer la Terre aride en bonne terre. Oser se présenter comme chrétien. La foi doit être accessible à tous. »

« Merci pour ces groupes "semeurs d’Evangile" qui se constituent. Merci pour l’incarnation du Seigneur "semence dans notre terre". Demandons d’accueillir le grain et d’être toujours plus attentifs et compréhensifs. »

« Merci, Jésus, pour ce groupe de réflexion. Nous reconnaissons les bienfaits dont Tu nous combles. Que ton Esprit nous aide à partager ce que nous recevons de toi et à être de bons semeurs. »

« Merci, Seigneur, pour ces rencontres qui fortifient notre foi. Ce partage qui nous aide à grandir ensemble. Ce temps passé avec toi. Ensemble la moisson sera plus facile. »

De telles évaluations sont fort encourageantes pour le déroulement de notre démarche diocésaine et sa fécondité missionnaire. Car celle-ci est assurée par le Christ qui, grâce à son Esprit, envoie ses baptisés pour Le faire connaître et aimer. Et c’est par sa Parole et ses sacrements qu’Il s’unit à tous ceux et celles qui veulent bien L’écouter et Le recevoir.

Peu à peu, les catholiques vont se rendre compte de l’importance de parler la Parole en petits groupes. Cette manière de faire enrichira peu à peu l’accueil de l’homélie dominicale, durant laquelle le prêtre ou le diacre commente les textes bibliques. Ceux-ci seront mieux perçus et approfondis par les fidèles.

N’hésitons pas à inviter largement à ces groupes de Parole. Ouvrons-les à des personnes qui, sans venir à la messe, sont en recherche spirituelle.

Notre démarche va s’échelonner sur trois ans. Chaque année, des fiches spirituelles présenteront, à tour de rôle, les trois sacrements d’initiation : Baptême, Confirmation et Eucharistie.

Ainsi, la mise en œuvre des six chantiers aura comme fondement le cœur de notre foi au Christ Vivant.

+ Bernard Housset
Evêque de la Rochelle et Saintes

lundi 2 août 2010

Pourquoi une démarche diocésaine ?

Notre diocèse a été marqué par plusieurs réalisations communes d’envergure. Avec Mgr Favreau, ce fut « Chemins d’Avenir ». Mgr David lança « Au souffle de l’Esprit-Saint, cap sur l’an 2000 ». Le synode, à l’initiative de Mgr Pontier, continue de porter ses fruits, comme les escales synodales de 2008 en ont pris la mesure.

Ces derniers mois, peu à peu, a mûri le projet d’une nouvelle démarche diocésaine, dans plusieurs instances : conseil épiscopal, conseil presbytéral, conseil pastoral diocésain.

L’année 2010/2011 sera celle de sa préparation par tous ceux et celles qui voudront bien y adhérer dans les paroisses, doyennés, mouvements et services. Car chacun de ceux-ci pourra y trouver son compte en fonction de ses capacités et de ses compétences et répondre à l’appel du Seigneur formulé au baptême.

Contenu de cette démarche 

D’ailleurs, pas mal d’éléments de cette démarche ne sont pas nouveaux. Car ils concernent la mission durable de l’Eglise. Les éléments nouveaux s’inscrivent eux aussi dans cette mission que l’Eglise essaie d’assurer depuis la première Pentecôte. Il ne s’agit pas de réaliser des choses en plus, il s’agit de les mener ensemble, en commun, en Eglise diocésaine.

Car la communion est nécessaire pour que la mission soit fructueuse, même si elle n’est jamais facile. Chacun de nous a souvent tendance à s’installer à son compte, à devenir propriétaire de son ministère ou de sa charge ecclésiale, à se replier sur lui-même. Six chantiers constituent le contenu de cette démarche d’évangélisation. Ils s’inscrivent de manière équilibrée dans les trois axes de la mission :

Annoncer le Christ :

- Renouveler les pédagogies de la proposition de la foi dans le dynamisme d’Ecclesia 2007 (par exemple catéchèse intergénérationnelle, première annonce, etc.)
- Ré-évangéliser le sens de Noël.


Célébrer le Christ :

- Stimuler la préparation et la célébration du sacrement de Baptême comme un temps privilégié pour accéder au cœur de la foi.
- Idem pour le mariage.

Servir la société au nom du Christ :

- Partager des expériences de responsabilité éducative (initiative du conseil pastoral diocésain).
- Diaconia 2013 : servons la fraternité (initiative du conseil national pour la solidarité) pour que les personnes en situation de précarité ou de marginalité soient considérées par et dans nos communautés catholiques et de manière plus conviviale.
Des équipes préparent un dossier sur chacun des six chantiers. Disponibles dans quelques semaines, ils permettront aux paroisses, doyennés, mouvements et services de s’approprier la démarche et d’y contribuer. Quatre étapes baliseront l’itinéraire de chaque dossier :


- Argumentaire et convictions pastorales
- Présentation de quelques expériences déjà vécues dans le diocèse
- Invitation à faire le point : où en est notre communauté ?
- Comment faire un pas de plus, continuer la route et avancer ?


Après neuf mois de préparation, le lancement pourrait débuter officiellement le jeudi de l’Ascension.

Préparation spirituelle d’abord
Les chantiers ne feront pas progresser l’évangélisation s’ils ne sont pas réalisés par des personnes de plus en plus unies au Christ grâce à son Esprit-Saint et prenant appui en permanence sur la Parole de Dieu.

Des fiches sont en cours de réalisation par une équipe constituée, comme il convient, autour du service d’animation spirituelle. Elles seront articulées sur le thème de la semence (paraboles du semeur, du sénevé, du bon grain et de l’ivraie, du grain de blé qui meurt pour devenir un bel épi, etc.). Cette simple énumération montre la richesse de cette réalité évangélique et la multiplicité des partages possibles de la Parole de Dieu entre membres de communautés.

Celles-ci pourront s’y aventurer soit durant le Carême, soit durant le temps pascal, soit durant ces trois mois, à la convenance de chacune. Il pourra y avoir aussi un regard éclairé par les communautés chrétiennes des Actes des Apôtres qui sont et seront toujours des références pour la vie ecclésiale.

Cette méditation en équipes s’inspirera bien entendu de l’expérience des Maisons de l’Evangile menée par certaines paroisses et de celle des équipes synodales qui n’ont pas été oubliées.

Visée de cette démarche

Elle est claire :

- Que les catholiques, à commencer par nous-mêmes, se laissent davantage ensemencer par l’Evangile en accueillant mieux la personne du Christ Ressuscité.

- Que davantage de catholiques de Charente-Maritime se sentent responsables de proposer le Christ vivant, à partir de leur expérience chrétienne, à des personnes qui cherchent un sens à leur existence et un salut actuel :
Ceux et celles qui frappent à la porte de l’Eglise à l’occasion de fêtes religieuses ou de deuils familiaux,
Ceux et celles qui demandent des sacrements,
Ceux et celles qui sont désireux de découvrir la source et le sommet de leurs engagements de solidarité.
Sans oublier les membres de la famille proche et élargie et les amis ou connaissances.
Si nous, chrétiens, nous ne semons pas l’Evangile, personne ne le fera. Le Christ compte sur nous pour être mieux connu et manifester son salut à chaque personne.

Cette démarche se réfère à notre baptême. Car ce sacrement primordial de la vie chrétienne ne se contente pas de transformer la personne qui le reçoit en fils ou fille de Dieu. Il lui confie une mission, comme tout sacrement. Une lettre pastorale que je publierai pour l’Avent le rappellera.

Evidemment une telle démarche s’échelonnera sur plusieurs années. Car toute évangélisation ou re-évangélisation demande du temps. Dieu n’est pas pressé. Il ne faut pas se bousculer mais donner du temps au temps. Surtout quand il s’agit d’une réalité aussi importante et vitale que l’accueil en Eglise de l’Amour et de l’Estime de la Trinité.

Faisons nôtre le conseil de l’apôtre Paul : « A semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Chacun doit donner comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte ; car Dieu aime celui qui donne joyeusement... Dieu qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine, il la multipliera, il donnera toujours plus de fruit à ce que vous accomplirez dans la justice » (II Cor 9, 6-10).

Que Dieu donne du fruit à notre démarche diocésaine ! Nous confions celle-ci à Marie en son Assomption.

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes
15 aout 2010